Comprendre le calcul des impôts sur les revenus de 2024

Les impôts sur les revenus sont un élément incontournable de notre vie, et il est essentiel de savoir comment ils sont calculés pour anticiper correctement sa charge fiscale. Dans cet article, nous vous présentons les différents éléments à prendre en compte pour comprendre le calcul des impôts sur les revenus de 2024.



La détermination du revenu net imposable

Pour commencer le calcul de l’impôt sur les revenus de 2024, il faut d’abord déterminer son revenu net imposable. Celui-ci se calcule à partir de votre revenu brut global, qui inclut tous les types de revenus perçus au cours de l’année (salaires, pensions, loyers, etc.). Plusieurs étapes sont ensuite nécessaires pour arriver au revenu net imposable :

  1. On déduit tout d’abord les charges déductibles du revenu brut global, comme par exemple les frais professionnels ou certaines dépenses liées à la santé.
  2. Ensuite, on applique les abattements spécifiques à certaines catégories de revenus, tels que les abattements forfaitaires pour les salariés, les professions libérales, ou encore les retraités.
  3. Enfin, on soustrait éventuellement une partie des cotisations sociales versées pour certaines activités professionnelles.

Une fois ces opérations effectuées, on obtient le revenu net imposable, qui sera la base de calcul pour les impôts sur les revenus.



Le barème progressif d’imposition

Les impôts sur les revenus sont calculés selon un barème progressif, c’est-à-dire que le taux d’imposition augmente en fonction des tranches de revenus. Pour l’année 2024, voici les tranches du barème :

  • Jusqu’à 10 224 € : 0 %
  • 10 225 € à 25 659 € : 11 %
  • 25 660 € à 73 369 € : 30 %
  • 73 370 € à 158 222 € : 41 %
  • Au-delà de 158 223 € : 45 %

Pour calculer le montant de l’impôt, on applique le taux correspondant à chaque tranche de revenu, puis on additionne les résultats obtenus. Par exemple, si votre revenu net imposable est de 50 000 €, vous paierez :

  1. 0 € d’impôt pour la première tranche,
  2. (25 659 – 10 225) * 11 % = 1 687,74 € pour la deuxième tranche,
  3. (50 000 – 25 660) * 30 % = 7 302 € pour la troisième tranche.

Le montant total de votre impôt sera donc de 1 687,74 € + 7 302 € = 8 989,74 €.

Les réductions et crédits d’impôt

Il est également possible de bénéficier de réductions et crédits d’impôt pour diminuer sa charge fiscale. Plusieurs types d’avantages existent :

  • Les réductions d’impôt, qui s’appliquent directement sur le montant de votre impôt à payer,
  • Les crédits d’impôt, qui sont déductibles du montant dû ou remboursables si vous n’avez pas assez d’impôt à payer.

Ces avantages peuvent concerner divers domaines tels que l’économie d’énergie, les services à la personne, l’emploi ou encore l’investissement dans le logement locatif social.



La situation familiale et le quotient familial

Le calcul de l’impôt sur les revenus prend en compte la situation familiale et le nombre de personnes à charge du contribuable grâce au quotient familial. Le principe est simple : plus le foyer dispose de parts fiscales, moins l’impôt à payer sera élevé et l’abattement fiscal élevé.

La composition du foyer fiscal détermine le nombre de parts fiscales :

  • 1 part pour une personne seule,
  • 2 parts pour un couple marié ou pacsé,
  • 0,5 part supplémentaire par enfant à charge (1 part entière à partir du troisième enfant).

Le revenu net imposable est alors divisé par ce nombre de parts, puis le calcul d’impôt est effectué selon le même barème progressif présenté précédemment. Enfin, l’impôt obtenu est multiplié par le nombre de parts pour déterminer le montant total à payer.



Les contributions additionnelles et prélèvements sociaux

Outre l’impôt sur les revenus, il existe des contributions additionnelles et prélèvements sociaux qui sont également dus par les contribuables. Parmi ces charges, on retrouve :

  • La contribution sociale généralisée (CSG),
  • La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS),
  • Le prélèvement de solidarité à 7,5 %,
  • La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.

Ces prélèvements s’appliquent généralement sur les revenus du capital (placements financiers, revenus fonciers, etc.), mais aussi sur certaines catégories de revenus salariaux ou assimilés.

Les spécificités pour les non-résidents

Enfin, il convient de mentionner les spécificités fiscales applicables aux personnes non-résidentes en France. Celles-ci sont soumises à un régime particulier en ce qui concerne l’impôt sur les revenus :

  • Seuls les revenus français sont imposables,
  • Le barème progressif d’imposition est également applicable, avec toutefois un taux minimum forfaitaire,
  • Des conventions fiscales internationales peuvent s’appliquer pour éviter les doubles impositions.

Comprendre le calcul des impôts sur les revenus de 2024 permet de mieux anticiper sa charge fiscale et ainsi adapter sa stratégie financière en conséquence. Le barème progressif, les réductions et crédits d’impôt, la situation familiale ou encore les contributions additionnelles sont autant d’éléments à prendre en compte dans cette démarche.